Cabaret intimiste ...


Intimiste : "artiste qui traite des scènes d'intérieur ou des sentiments de manière intime."

Pour la première fois de ma vie j'ai fait du théatre dans le cadre d'une animation culturelle.

De la musique classique aux violons et contrebasses accompagnés par du piano, de la danse classique et moderne,  du rock acrobatique , de la poésie,  du théatre se sont mélés aux jeux d'un peintre et d'un écrivain pour offrir à quelques amoureux de la culture quelques acrobaties artistiques.

L'ambiance était de fête et les invités ravis ont vécu deux heures de spectacle ininterrompues.  

Devinez qui était l'écrivain ! 

Bon je dévoile mon jeu ...



Une allusion  au piano  sur un air de Patricia, par Emmanuelle du conservatoire du Val d'Essonne annonçait un début de soirée énigmatique.  Adrien de la troupe de théatre "Les motivés " vient s'installer à une table du cabaret et découvre le livre " L'énigme de patricia" il feuillette  et tombe sur le texte de l'énigme qu'il lit avec attention mais aussi avec perplexité !  Thierry, auteur du livre,  s'approche alors et s'installe à sa table la main tendue pour lui dire  "bonjour" et entamer la conversation. Un dialogue s'engage alors entre les deux individus ...
 


Adrien  :
  "Qui êtes vous ?"


Thierry :
  "Je suis l’auteur du livre. Mon prénom est Thierry ! On se tu-toi ?"


Adrien  :
  "
Ah c’est vous ! Pourquoi avez-vous écrit cette énigme ?"


Thierry :  "
Pour donner un exercice ludique  à mes élèves ? On se dit :  tu ?"


Adrien  :
  "
Ah ! Parce que, vous êtes enseignant ? Parce que tu es enseignant pardon."


Thierry :
  "Oui, j’enseigne à de jeunes adultes, futurs ingénieurs dans le domaine des              télécommunications !"


Adrien se lève et rejoint le milieu du cabaret en disant :


Adrien  :
  
"Tu sais je ne suis pas ingénieur  et je n’ai rien compris à l’énigme ! "

 

Thierry, se lève aussi  pour rejoindre Adrien en disant : 


Thierry : "
C’est normal, mais tu n’as pas besoin d’être ingénieur pour résoudre l’énigme de Patricia. Soit tu lis le livre, soit tu suis mes cours."


Adrien  :  
"Je n’ai pas le temps de suivre tes cours. "


Thierry :  "
Alors il faut lire le livre."

           
Adrien  :  "
Je n’ai pas non plus envie de lire ton livre. "


Thierry : "
Alors tu ne connaîtras  jamais la solution."
 

Adrien  :   " Je m’en fiche."


Thierry :   "
C’est dommage parce que Patricia à beaucoup de choses à te dire."

           
Adrien  :   "
A qui à moi ?"


Thierry : "
Oui à toi, personnellement et à tous ceux qui s’intéressent à la pédagogie."


Adrien  :  "
Je ne m’intéresse pas à la pédagogie, c’est l’affaire des profs !"


Thierry : "
Pas seulement c’est l’affaire de tout le monde. Quand tu donnes une explication  sur quelque chose tu es aussi  un  enseignant."


Adrien  :  "
Ah  oui ! Ce n’est pas faux. Bon je veux bien mais alors, qui est Patricia ?"


Thierry : "

 

Patricia est un personnage virtuel que j’ai crée pour la circonstance. Mais laissons  la se présenter et en même temps elle te dira le mot universel ! "

Cécile,  de la troupe de théatre "Les motivés " , prête alors sa voix à Patricia pour qu'elle se présente.
 
" Je me présente, mon prénom est Patricia, je suis un objet de l'imagination de mon créateur. En fait quand il parle de moi il dit plein de choses, en particulier il dit à tout le monde qu'il ne faut pas grand-chose pour que je sois la plus belle chose qui soit sortie de son esprit. Je n'aime pas trop quand il dit que je suis sa chose, ça fait vulgaire, et cela ne me flatte pas. Une dernière chose, il vous a dit au début que je vous donnerai le mot qui remplace tout, bien c'est chose faite. Je vous dirais bien d'autres choses, mais je dois vous quitter car l'académie me demande plein de choses à préparer pour présenter ma candidature."
" Ah ! Autre chose, dites à mon créateur bien des choses de ma part. "
" Pardon ! Encore une dernière chose, si vous pouviez faire quelque chose pour moi, j'aimerais savoir qui m'a dit de si belles choses ? Je crois que je suis autant amoureuse que lui. Bon, je crois que c'est la dernière chose que j'avais à vous dire. En tous cas merci d'avance !
"


Adrien  :
  "Elle a fini de se présenter  mais elle n’a pas parlé du mot universel !"

 

Thierry : " Si, c’était implicite. Elle a utilisé un des principes pédagogiques que je préconise : la répétition. Suis  moi."  


Adrien suit thierry qui le mène vers le peintre qui a commencé son oeuvre. 

Pendant ce temps les violoncellistes s’installent au milieu de la piste. 

 

Thierry : "Regarde notre ami le peintre d’après toi  que  dessine t-il ?"

        
 Adrien  :  "
Il va dessiner quelque chose mais je ne sais pas quoi ! "


Thierry : "
Voilà ! Tu viens de dire  le mot universel.  "

           
Adrien  :  "
Ah d’accord et c’est comme çà dans tout le livre ?"
 

Thierry :  "Oui dans l’esprit, mais tout n’est pas implicite.

Il y a aussi l’explicite,  par le sens des mots ou la sensualité.  

Mais on en reparlera  plus tard si tu veux, écoute la musique …

 

Une demi-heure plus tard Adrien et Thierry se lèvent en applaudissant les acrobaties artistiques de nos amis les danseurs de rock sous le regard attentif et  surpris des invités ...

 Thierry : "C'est quelque chose quand même cette acrobatie ! "

 

Adrien : "Oui, en effet, mais ton acrobatie littéraire est aussi surprenante ."

 

Thierry : " N'éxagérons rien ce ne sont que des mots ..."

 

 

Adrien : " ... qui expriment quand même un certain état d'esprit ! "

 

Thierry  :  " Le mien est tout simple je souhaite que tout le monde se comprenne. Pour cela, j’ai écrit une sorte de guide pédagogique pour tout ceux qui veulent comprendre ou se faire comprendre. " 

 

Adrien : " C’est que tu appelles contributions. " 

 

Thierry : " Oui, je les appelle comme ça parce que je pense qu’elles peuvent contribuer à l’évolution de la pédagogie. "

 

Adrien : " As-tu inventé une nouvelle pédagogie ?  Ca ne doit pas être évident ! " 

 

Thierry : " Bien sûr que non, mais  il faut se méfier de tout ce qui est évident. Ce qui est évident pour les uns ne l’est pas forcément pour les autres. C’est encore un de mes principes pédagogiques. "

 

Adrien  : " Peux-tu me donner un exemple. " 

 

Thierry  : " Oui tiens, écoute ! "

 

"Quand elle était petite, Patricia s’amusait à grimper dans le grand cerisier de son jardin en utilisant une échelle. Ce n’était pas un entraînement, c’était simplement une activité de plein air qui faisait partie de ses loisirs. Aujourd’hui un enfant préfère regarder la télé plutôt que de jouer dehors. Si vous lui demandez pourquoi, il répondra d’une part qu’il n’a pas de cerisier, et encore moins d’échelle. Si vous l’interpellez quand il est devant son poste je devine sa réponse, vous allez voir que c’est du plus haut niveau.

Je me lance :

-- Peux-tu me dire mon enfant ce que tu regardes ?

-- Evidemment : c’est la télé.

-- C’est d’accord, mais elle n’est pas allumée !

-- Evidemment : maman m’a interdit de jouer avec les allumettes !  


Sans commentaires !"


Adrien dit en rigolant ...

Adrien : " C'est de l'humour !  


Thierry : "
Bien sûr !  L’incompréhension peut engendrer toutes sortes « de perles ».  Il suffit de lire celles du bac. Tout le monde en rit mais peu de gens cherchent à savoir pourquoi. Mon avis est qu' il faut améliorer  la pédagogie pour mieux transmettre la parole. C’est aimer vivre que de vouloir améliorer les choses. Ecoute  ma dernière contribution. "  

 

Thierry lit alors la dernière  contribution de son livre  ... 


C54 : Aimer vivre.

"Voilà, la cinquante-quatrième contribution, ce sera la dernière de ce livre mais j’ai encore des mots à dire. J’ai 54 ans, j’espère contribuer encore à la pédagogie ! Mon rêve serait que tous les enfants du monde puissent avoir la parole mais surtout qu’ils soient écoutés, que nous les aidions à grandir jusqu’à ce qu’ils soient capables de dire au monde qu’ils existent et ce dans toutes les langues."


Adrien : "C’est philanthropique ! "       
  

           
Thierry : "
Et oui,  je suis philanthrope et j’espère donc  que mon livre servira à quelque chose."


Adrien : " Merci Thierry.  Je crois que je vais lire ton livre."

           
Thierry : " Merci à toi Adrien et bonne lecture! "


Adrien : " Peux-tu me le dédicacer, après le cabaret ? "

           
Thierry  : " Bien sûr ce sera  avec grand plaisir."  

 

Ce soir là, je n'ai dédicacé aucun livre. 
Mais je sais pourquoi, si vous lisez mon livre vous aussi, vous saurez pourquoi !
Et vous saurez, aussi qui lui a dit ! 

"L'homme est un paradoxe, qui adore le mystère mais qui s'en méfie alors que lui même est aussi un mystère. Allez comprendre ? " 

A bientôt de vous lire sur mon blog. 

Thierry.